Retour à la vie et au travail. Je viens de finir ce plateau de jeu pour le magazine Wapiti.
Quelques retouches encore et je boucle.
Encore une fois, je ne comprends rien à la vie... ou à la mort. Les vivants qui oublient de me prévenir de
la disparition d'un pote, ça dérange toujours le bas du dos en crispant et bandant ce qui devrait être une zone musculaire. Je précise la zone car c'est toujours là et dans les environs du cou que
se marquent physiquement les moments d'exaspération.
J'ignore ce matin si je préfère les vivants qui sont souvent constamment décevants ou alors les morts qu'on
idéalise dès la première minute de leur disparition. Pour l'exemple côté décédé, je me souviens d'une discussion que j'avais eu avec un abbé sur le fait que tout le monde ne pouvait pas mourrir et
être entouré des qualificatifs positifs de circonstance. J'avais pris pour preuve une personne de ma propre famille - c'est toujours plus facile de détruire les gens qu'on connait bien, non ?.
J'aurais voulu ajouter des points précis de caractère qui aurait sans doute bloqué sa route au purgatoire pour un moment (J'évoque ici la notion de purgatoire puisque face à moi se trouvait quand
même un abbé et que la notion d'un grand rien est difficile dans le contexte judéo-chrétien de cette époque pas si lointaine). "
Par soucis d'honorer une dernière fois sa mémoire, la
positivité d'une personne DOIT être renforcée" fut la réelle réponse reçue. En fait, c'est la dernière chance de fixer une image valorisante du décédé dans les esprits.
En conclusion, je termine donc en ayant une pensée positive pour Stéphane - il la mérite réellement - ...
et je me permets de maudire les pseudo-potes qui ne m'aident pas à la vie sociale.
Et hop, une petite mise en couleurs de vieilles lines.