Mardi 28 novembre 2006
C'était il y a encore quelques mois et je me demandais si j'allais continuer à dessiner pour vivre ou simplement tenter de vivre sans dessiner. Mes 30 ans servant de petite étape de réflexion et aussi de moyen pour juger les choses. En fait, les choses sont à propement parler très simples: j'ai des contrats à respecter ! Le genre de choses qui permet de balayer les états d'âmes et les envies les plus puériles d'envoyer tout voler en l'air... mais qui aussi ont une fin datée et précise.
Frères de la Côte - morceau de la page 25 -Ma bande dessinée "Frères de la Côte" doit être finie dans quelques mois et je peaufine encore des planches... encore et toujours. Je dois être malade pour ne pas arriver à lâcher ses pages sans avoir peur de ne pas avoir mis mon kilo de sueur dedans. Cependant, c'est mon dernier vrai contrat que je dois remplir pour fin avril. Après, j'imagine que je serai de nouveau en recherche et que je surferai entre le besoin de faire mon métier ou l'envie de coucher des planches.
Plus j'avance et plus je manque de temps. J'aimerais repenser et continuer ma BD "Pages d'un Canard". Wandrille m'a dit que c'était une sorte de pus à cracher vite fait - il dit souvent n'importe quoi alors je me contente de lui sourire pour laisser passer ses paroles dans le vide. D'autres personnes tout aussi fines m'ont souligné le fait qu'on n'arrive pas toujours à avoir de l'empathie pour le personnage central. Des gens ont dévoré les planches d'une traite. Quand on me dit complexe, je remarque que l'on ne m'aide pas toujours à être plus simple: c'est évidemment pas trop grave, il faut faire les choses qu'on a envie aussi - si je devais vraiment faire un travail que pour l'argent, je serais sans doute déçu de la voie choisie. Je continuerai donc le trip dès que possible.
Plus j'avance et plus je manque de temps. J'aimerais repenser et continuer ma BD "Pages d'un Canard". Wandrille m'a dit que c'était une sorte de pus à cracher vite fait - il dit souvent n'importe quoi alors je me contente de lui sourire pour laisser passer ses paroles dans le vide. D'autres personnes tout aussi fines m'ont souligné le fait qu'on n'arrive pas toujours à avoir de l'empathie pour le personnage central. Des gens ont dévoré les planches d'une traite. Quand on me dit complexe, je remarque que l'on ne m'aide pas toujours à être plus simple: c'est évidemment pas trop grave, il faut faire les choses qu'on a envie aussi - si je devais vraiment faire un travail que pour l'argent, je serais sans doute déçu de la voie choisie. Je continuerai donc le trip dès que possible.
Frères de la Côte - page 16 - en cours de finition (couleurs et textes !)J'ai 30 ans ce samedi. Il n'y aura pas de réelle charnière à passer ni de masque à faire tomber: je sais que je vais continuer à dessiner et que ça va me permettre de manger encore un bon moment. Avoir des clients, des gens demandeurs, ... c'est rassurant et valorisant - Merci à eux ... à vous !
par Yuio
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chairafauteuil
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